« Longtemps, j’ai cru vivre dans une société », dit François Dubet, mais la représentation traditionnelle de la société s’épuise sous les coups de la mondialisation et de la modernité elle-même.Ainsi, la société n’est plus conçue comme le progrès de l’intégration d’une structure sociale, d’une culture nationale homogène et d’une souveraineté politique toute puissante. Désormais, les individus, de plus en plus mobilisés, sont chargés de faire ce que la société ne fait plus pour eux.Les sociétés ne disparaissent pas pour autant. Elles imposent des formes de domination. Elles continuent à déterminer les épreuves que les individus affrontent. Elles sont le cadre fondamental de la critique sociale et des mouvements sociaux.C’est ce « travail des sociétés » qu’il nous faut comprendre afin de construire les représentations et les forces politiques qui nous permettent de vivre ensemble.À travers une démonstration précise, claire et très pédagogique, cet essai magistral de François Dubet poursuit, après Le Déclin de l’institution, son travail sur la sociologie des sociétés. Une réflexion qui bouscule fortement les théories actuelles, en décrit les limites et les dépasse en proposant un nouveau modèle, un outil pour repenser l’avenir.

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La philosophie n’est pas un ingrédient obligé pour se détendre entre amis, mais – allez savoir pourquoi – elle est toujours présente. Reste à l’accomoder au mieux. Et la science est tout aussi difficile à placer entre la poire et le fromage.Plutôt que de plomber l’ambiance avec Aristote, Schopenhauer et le théorème de Gödel, les auteurs de cet indispensable manuel proposent de réhabiliter la métaphysique à l’apéritif, de louer le pornoéthique au moment du gigot et de refuser le dessert au prétexte que vous êtes épicurien. Au passage, vous avez stupéfait votre voisin de gauche (“Mon chien est situationiste, que faire ?”) et interloqué votre voisine de droite : “Êtes-vous carbon neutral, mademoiselle ?”Il n’est pas absolument garanti que vous soyez réinvité.

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Professé d’abord et polycopié à Strasbourg dès 1953 puis devenu « Cours de Sorbonne » polycopié en 1957, ce Cours interprète avec rigueur le sens des trois mots du titre : « être », « essence » et « substance » – les concepts fondamentaux de la métaphysique occidentale. Ils représentent, comme tels, un progrès considérable de la raison conceptuelle par rapport aux Présocratiques, qui parlaient encore des « éléments ». Par la suite, ils eurent une importance exceptionnelle dans l’histoire de la philosophie, bien au-delà de la scolastique médiévale et de la métaphysique classique, puisqu’au XXe siècle Heidegger et d’autres se mesurent encore et toujours à eux. Comment Platon puis Aristote les pensent-ils ? Quel sens leur donnent-ils ? Outre l’intérêt intrinsèque du commentaire, très fouillé et très appuyé sur les textes, on note les connexions et les inversions que Ricœur établit au sein des deux philosophies et entre elles, et son insistance, déjà, sur le langage. Il met aussi en relief des évolutions surprenantes : un second Platon a critiqué un premier Platon (celui des Idées), et un second Aristote a critiqué Platon en le simplifiant et même en le caricaturant.

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Professé d’abord et polycopié à Strasbourg dès 1953 puis devenu « Cours de Sorbonne » polycopié en 1957, ce Cours interprète avec rigueur le sens des trois mots du titre : « être », « essence » et « substance » – les concepts fondamentaux de la métaphysique occidentale. Ils représentent, comme tels, un progrès considérable de la raison conceptuelle par rapport aux Présocratiques, qui parlaient encore des « éléments ». Par la suite, ils eurent une importance exceptionnelle dans l’histoire de la philosophie, bien au-delà de la scolastique médiévale et de la métaphysique classique, puisqu’au XXe siècle Heidegger et d’autres se mesurent encore et toujours à eux. Comment Platon puis Aristote les pensent-ils ? Quel sens leur donnent-ils ? Outre l’intérêt intrinsèque du commentaire, très fouillé et très appuyé sur les textes, on note les connexions et les inversions que Ricœur établit au sein des deux philosophies et entre elles, et son insistance, déjà, sur le langage. Il met aussi en relief des évolutions surprenantes : un second Platon a critiqué un premier Platon (celui des Idées), et un second Aristote a critiqué Platon en le simplifiant et même en le caricaturant.

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La philosophie n’est pas un ingrédient obligé pour se détendre entre amis, mais – allez savoir pourquoi – elle est toujours présente. Reste à l’accomoder au mieux. Et la science est tout aussi difficile à placer entre la poire et le fromage.Plutôt que de plomber l’ambiance avec Aristote, Schopenhauer et le théorème de Gödel, les auteurs de cet indispensable manuel proposent de réhabiliter la métaphysique à l’apéritif, de louer le pornoéthique au moment du gigot et de refuser le dessert au prétexte que vous êtes épicurien. Au passage, vous avez stupéfait votre voisin de gauche (“Mon chien est situationiste, que faire ?”) et interloqué votre voisine de droite : “Êtes-vous carbon neutral, mademoiselle ?”Il n’est pas absolument garanti que vous soyez réinvité.

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Miscellanées : nom fém. plur. : recueil d’écrits divers, littéraires ou scientifiques. Rock : nom masc. : musique rythmée d’origine américaine.Miscellanées du rock : recueil divertissant, érudit et surprenant bourré d’anecdotes improbables, de listes inutiles (10 groupes français des années 70 portant un nom rigolo), ou indispensables (les 10 meilleurs solos de guitare de l’Histoire), d’infos (qu’est-ce que le “Hair metal” ?) et de dossiers “non classés” (Elvis est vivant, McCartney est mort,…).L’histoire du rock est émaillée d’anecdotes, de rumeurs, de “légendes urbaines” et d’une masse d’informations étonnantes, incroyables, scandaleuses ou franchement drôles qui, tout autant que les disques et les concerts, font partie de l’univers de cette musique.Cet ouvrage élégant, amusant de bout en bout, ne manquera pas de passionner tous les amateurs de rock.

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Miscellanées : nom fém. plur. : recueil d’écrits divers, littéraires ou scientifiques. Rock : nom masc. : musique rythmée d’origine américaine.Miscellanées du rock : recueil divertissant, érudit et surprenant bourré d’anecdotes improbables, de listes inutiles (10 groupes français des années 70 portant un nom rigolo), ou indispensables (les 10 meilleurs solos de guitare de l’Histoire), d’infos (qu’est-ce que le “Hair metal” ?) et de dossiers “non classés” (Elvis est vivant, McCartney est mort,…).L’histoire du rock est émaillée d’anecdotes, de rumeurs, de “légendes urbaines” et d’une masse d’informations étonnantes, incroyables, scandaleuses ou franchement drôles qui, tout autant que les disques et les concerts, font partie de l’univers de cette musique.Cet ouvrage élégant, amusant de bout en bout, ne manquera pas de passionner tous les amateurs de rock.

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La question semble sortie de Swift, de sa Modeste proposition concernant les enfants des classes pauvres : « Un bébé sain et bien nourri constitue à l’âge d’un an un plat délicieux, riche en calories et hygiénique […] », etc. La verve de Swift est politique.Trois siècles plus tard, le « plat délicieux » apparaît dans la verve winnicottienne : « Le corps de l’enfant revient au pédiatre. Son âme, aux hommes de la religion. Sa psyché appartient au psychanalyste. Et son intellect au psychologue. L’esprit est pour le philosophe. Le psychiatre veut les troubles mentaux […] » ( La Nature humaine ).La question est cependant partie d’ailleurs, au fil de lectures sur les enlèvements, par les Nazis, d’enfants (chrétiens) blonds aux yeux bleus, dans les pays occupés principalement d’Europe du Centre et de l’Est. Le nombre des enlèvements avancé par les historiens, en variant selon les idéologies de l’époque (vingt mille à deux millions), a en effet donné le sentiment que les enfants étaient une matière qui se prêtait tout particulièrement à l’instrumentalisation, et qu’ils servaient à tout. Qu’ils étaient une matière plastique, conciliante, et comme soumise à ce qu’on attend d’ordinaire d’ un enfant : qu’il se conforme à ce que l’adulte attend de lui.Entre les rabaissements de l’enfant – objet réel ou fantasmatique de l’esclavagisme nazi, mais aussi aujourd’hui de la pédophilie, de l’inceste et du viol, de la prostitution, du travail, etc. –, et sa survalorisation – enfant merveilleux, enfant sauveur –, la question n’a pas fini de se poser : à quoi de l’adulte sert donc un enfant ?Au sommaire J.-M. Rey, « L’enfant, mesure de toute chose » ; H. Le Bras, « Reproduction, investissement, jouissance » ; H. Normand, « Je veux un enfant » ; J.-F. Daubech, « Passions d’adultes » ; J.Ludin, « Le choix de l’enfant » ; C. Doumet, « L’ours du réel » ; L. Kahn, « Usages d’un bâtard » ; J. Malosto, « Je t’expliquerai quand tu seras petit » ; A. A. Semi, « Le destin d’être enfant »; D. Oppenheim, « Approche de l’enfant cancéreux » ; E. Marmursztejn, « Effacer et soustraire » ; J. Claustre, « Les innocents » ; I. A. Hirschmann, « Les enfants perdus », M. Pignot, « La triple responsabilité des enfants dans la Grande Guerre » ; P. Bergounioux, « Rien de moins (Entretien) » ; A. Phillips, « Après l’alerte », etc.

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La question semble sortie de Swift, de sa Modeste proposition concernant les enfants des classes pauvres : « Un bébé sain et bien nourri constitue à l’âge d’un an un plat délicieux, riche en calories et hygiénique […] », etc. La verve de Swift est politique.Trois siècles plus tard, le « plat délicieux » apparaît dans la verve winnicottienne : « Le corps de l’enfant revient au pédiatre. Son âme, aux hommes de la religion. Sa psyché appartient au psychanalyste. Et son intellect au psychologue. L’esprit est pour le philosophe. Le psychiatre veut les troubles mentaux […] » ( La Nature humaine ).La question est cependant partie d’ailleurs, au fil de lectures sur les enlèvements, par les Nazis, d’enfants (chrétiens) blonds aux yeux bleus, dans les pays occupés principalement d’Europe du Centre et de l’Est. Le nombre des enlèvements avancé par les historiens, en variant selon les idéologies de l’époque (vingt mille à deux millions), a en effet donné le sentiment que les enfants étaient une matière qui se prêtait tout particulièrement à l’instrumentalisation, et qu’ils servaient à tout. Qu’ils étaient une matière plastique, conciliante, et comme soumise à ce qu’on attend d’ordinaire d’ un enfant : qu’il se conforme à ce que l’adulte attend de lui.Entre les rabaissements de l’enfant – objet réel ou fantasmatique de l’esclavagisme nazi, mais aussi aujourd’hui de la pédophilie, de l’inceste et du viol, de la prostitution, du travail, etc. –, et sa survalorisation – enfant merveilleux, enfant sauveur –, la question n’a pas fini de se poser : à quoi de l’adulte sert donc un enfant ?Au sommaire J.-M. Rey, « L’enfant, mesure de toute chose » ; H. Le Bras, « Reproduction, investissement, jouissance » ; H. Normand, « Je veux un enfant » ; J.-F. Daubech, « Passions d’adultes » ; J.Ludin, « Le choix de l’enfant » ; C. Doumet, « L’ours du réel » ; L. Kahn, « Usages d’un bâtard » ; J. Malosto, « Je t’expliquerai quand tu seras petit » ; A. A. Semi, « Le destin d’être enfant »; D. Oppenheim, « Approche de l’enfant cancéreux » ; E. Marmursztejn, « Effacer et soustraire » ; J. Claustre, « Les innocents » ; I. A. Hirschmann, « Les enfants perdus », M. Pignot, « La triple responsabilité des enfants dans la Grande Guerre » ; P. Bergounioux, « Rien de moins (Entretien) » ; A. Phillips, « Après l’alerte », etc.

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Écrire, c’est aussi reconnaître sa dette d’amour envers ceux que René Char appelle les alliés substantiels, c’est lire des épitaphes cryptées, aborder des îlots de solitude, déserter l’ici et maintenant en glissant sur des luges de nuit pour gagner les frontières de l’invisible avec comme guides des émissaires de l’autre côté. Ces pages, roman d’une lectrice, sont des hommages aux maquisards qui ont fait œuvre délictueuse, s’assignant le but de renverser les normes, de lancer des brûlots au flanc de l’académisme, d’exorciser les peurs et de proposer au lecteur un voyage où il se débarrassera de sa pusillanimité, de ses préjugés, et se laissera emporter par une bourrasque vers des territoires inconnus.

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